privilege blanc

Le PRIVILEGE BLANC

Ce livre a été un coup de poing dans ma belle tranquillité « d’homme blanc de plus de 50 ans » ! Donner les idées principales du livre nécessiterait une newsletter de plusieurs pages. Je me contenterai de vous donner quelques points de vues pour vous inciter à le lire et à pratiquer l’antiracisme (il y a même un test pour identifier nos préjugés) et vous flécher quelques vidéos pour y réfléchir.

L’autrice, Estelle Depris, commence par définir le sujet. La race biologique n’existe pas mais la race sociale qui catégorise les individus existe bien (ex: « toi en tant que noir, tu dois courir plus vite »). Nous vivons dans une société profondément raciste dans laquelle nous avons des privilèges liés à notre « blanchité », privilèges que nous ne voulons souvent pas voir ou reconnaitre. De multiples sources sérieuses montrent que nous bénéficions activement de l’oppression subie par les personnes non blanches à tous les niveaux de notre société (recherche d’emploi, contrôle de police, prise en charge aux urgences,…).

J’ai bien aimé les questions simples qu’elle pose au milieu du livre : « est ce que j’ai senti une résistance en lisant le titre du livre? » « est ce que j’éprouve un malaise en entendant quelqu’un dire « les blancs »? « est ce que la simple mention du privilège blanc me met en colère ? » « est ce que je ressens le besoin de prouver que je ne suis pas raciste? » (il y a 12 questions en tout et j’ai répondu oui à certaines d’entre elles, ce qui indique que j’ai -et nous avons- du travail pour déconstruire ce système raciste!).

Peut-être allez-vous zapper rapidement cet article…alors posez-vous la question de pourquoi vous zappez rapidement ? cela fait justement partie du processus de déni et de rejet (l’autrice appelle cela la « fragilité blanche »), je rajouterai que c’est un mécanisme de défense psychologique connu et honorable, certains « points aveugles » étant plus difficiles à regarder que d’autres. « Le moment où nous avons pris conscience de notre blanchité est un moment crucial dans le processus de déconstruction de nos préjugés et privilèges associés à la perception de notre identité raciale ». Enfin, l’autrice explique en quoi le racisme (système d’inégalités) et le suprémacisme blanc structurent le colonialisme et le capitalisme dans le monde.

L’autrice termine par quelques conseils simples pour contrer cette « mécanique »: prenons conscience de nos privilèges, apprenons à nous taire pour écouter les personnes qui subissent le racisme, devenons un.e allié.e de la lutte antiraciste. (voir vidéo ci-dessous)

résumé des idées principales en 6 min

Arte : Interview explicatif de 10 min

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